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Africa Last Updated: Feb 8, 2012 - 10:26:52 AM


L’ethnocentrisme.
By BABEMBA, 02/02/2012
Feb 8, 2012 - 10:24:54 AM

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Ouattara, on le sait, est le véritable problème de la Côte d’Ivoire et rien ne pourra jamais démentir cela, ni sa prise du pouvoir, ni ses discours démagogiques et mensongers, ni ses aveux qui contredisent gravement sa démagogie, ni même tous les soutiens puissants qui l’accompagnent encore, malgré les prémices de son échec inévitable. Ouattara qui prétend vouloir faire de notre pays un « état de droit » (c’est son leitmotiv le plus crédible, semble-t-il, tant il le répète avec une insistance pourtant contredit par des faits bien têtus !), avance pourtant une définition de la justice bien particulière. Lorsque que l’on prétend vouloir développer un pays et en faire un pays émergeant sous quelques années, on ne peut privilégier une logique ethnique au détriment d’une logique élitiste et de compétences. Et pourtant, Ouattara estime qu’il faut favoriser une ethnie contre les 60 autres de la Côte d’Ivoire.

Nous le disons depuis longtemps et n’arrêterons pas tant que cela ne sera pas enfin admis dans toute l’évidence qui s’impose : Ouattara n’aime la Côte d’Ivoire que par ce qu’elle lui apporte, lui permet d’exister et d’exprimer un égo et une vengeance à nulle autre pareil. Ouattara a construit sa démarche politique sur des fondations pernicieuses qui ont fini par créer et approfondir la fracture sociale au sein d’une nation ivoirienne en construction, mais bien fragile. Ouattara a attaqué la Côte d’Ivoire là où elle était le plus sensible, pour faciliter l’adhésion d’une frange de la population, dont l’engagement politique a toujours soutenu la stabilité du pays et au sein de laquelle, malheureusement, il a existé et continue d’exister un amalgame malsain, qui a produit un sentiment fortement belliqueux, aux fins de susciter dans la société ivoirienne un antagonisme fratricide confinant au drame permanent, dont nous ne sommes, hélas, pas près de sortir de si tôt. S’il en était encore besoin, sa malheureuse phrase, largement commentée par les Ivoiriens et les observateurs de la crise ivoirienne, vient mettre finalement en exergue des sentiments profonds, dont la capacité à approfondir nos antagonismes va inévitablement s’accroître. Pour son pouvoir et son imposture, pour la stabilité de notre pays et pour notre capacité à retrouver la fraternité et l’unité qui nous étions en trains de construire, cela est grave et carrément irresponsable de la part d’un prétendu chef d’état. Ces aveux, auxquels s’ajoutent ceux concernant la volonté des responsables rebelles de vouloir s’accaparer tous les postes de responsabilités dans l’armée et les forces de sécurité, confirment bien les soupçons qui dénonçaient déjà les premières nominations de ce personnage à la tête des entreprises d’état, de son propre cabinet (où un seul des responsables n’est pas nordistes et qui a d’ailleurs perdu les législatives dans sa circonscriptions et donc devrait être remplacé bientôt par un nordiste) où il n’a pas hésité à nommer carrément ses propres parents (frères, nièces, neveux, cousins, épouse, etc.), des administrations, dans les principales ambassades à travers le monde, et même à la tête des entreprises privées établies dans notre pays, dont les propriétaires ont besoin d’être appréciés par le pouvoir ou des organisations corporatistes telle que l’APB. Et pourtant, ces dénonciations étaient contestées avec violences et insultes. Ouattara confirme donc une analyse que quelqu’un s’est « amusé » à faire et qui indique que 84% des nominations sont au profit des nordistes, contre 13% pour les baoulés et environ 1% pour les autres.

Si tant est qu’il soit nécessaire de « faire du rattrapage » au profit d’une partie de la population, encore faut-il le faire dans une certaine justice et dans le respect d’un certain équilibre, car sinon, en voulant prétendument corriger une injustice, en a créé une autre et, au lieu de régler des problèmes graves, on les déplace au contraire et on accentue la division au sein des populations. Si tant est bien sûr. Car en réalité, encore faut-il démontrer, comme il le prétend, en accusant Laurent Gbagbo (pauvre Gbagbo, coupable de tous les crimes et de tous les défauts de la Côte d’Ivoire !), d’avoir exclu les nordistes de tous les postes de responsabilités durant 10. On le sait, mentir sans vergogne et de façon bien grossière n’est pas quelque chose qui effraie Ouattara, tant il nous a habitué à ce genre de choses, qu’il finit par nier, malgré les archives qui le condamnent. Les exagérations de Ouattara l’ont porté au pouvoir, pourquoi devrait-il changer de stratégie et de méthodes quand il est au pouvoir ? Nous n’avons donc pas fini d’entendre ce genre d’énormités et, notre pays n’a certainement pas fini de s’enfoncer sous sa responsabilité. Mais, là n’est pas notre souci ici, car si certains Ivoiriens acceptent de subir cela et malgré leur minorité (soutenue par la force brutale et les armes, que Sarkozy appelle la « démocratie ivoirienne »), consentent de faire vivre encore longtemps à notre pays cette imposture et ces mensonges, pourquoi la majorité devrait se plaindre ? Serait-il si insensé de  laisser cela perdurer et continuer, pour que d’ici quelques temps, nous constations tous le désastre produit et les drames subis, pour enfin admettre que certains, la majorité avait raison, mais défaite par les armes, elle ne pouvait rien d’autre que continuer à dire, dénoncer et protester, en attendant que la raison gagne les autres, pour revenir à plus de sagesse ? Pour notre part, nous n’abdiquerons pas, malgré nos faibles moyens et nos faiblesses avérées, dont il n’est nul besoin d’avoir honte, car notre démarche ne privilégie ni la force, ni le mensonge, ni la brutalité, ni, pourquoi pas la soumission extérieure qui garantit l’accession au pouvoir par effraction ! Non, nous n’abdiquerons pas et nous continuerons, selon nos valeurs, nos principes et notre engagement pour notre pays et pour le reste de l’Afrique, à dire, à manifester, à dénoncer et à protester contre cette dictature et cet ethnocentrisme destructeur.

Cependant, il y plus grave et nous devons le dire aussi, pour que cela soit entendu et que demain, que l’imposture soit balayée, des corrections devront être apportées, qu’on ne nous accuse pas de nationalisme excessif, ou d’exclusion inopportune. Car ce danger est bien plus grave que le fait de nous opposer. Tant qu’à nous opposer, autant que cela soit entre nous, mais dès lors qu’on nous inflige d’absorber des étrangers, dont les patronymes ressemblent à ceux de nos concitoyens du nord, cela devient éminemment plus dangereux et plus pernicieux et préjudiciable pour notre pays, dont la stabilité durable est totalement remise en cause. Lorsqu’on observe les personnes ainsi nommées pour « rattraper l’exclusion des nordistes », comme le fait Ouattara, l’abus réside dans le fait indéniable que la majorité de ces prétendus nordistes sont des étrangers aux patronymes similaires à ceux des nordistes ivoiriens. Ouattara règle ainsi un problème exclusivement personnel et destinés à satisfaire des exigences qui ne sont nullement celles de notre pays, bien au contraire. Il suffit de regarder les prénoms de « ses nordistes » pour s’en convaincre. Birahima par exemple n’est certainement pas un prénom du nord de la Côte d’Ivoire, mais bien d’ailleurs. Ce genre de prénoms est prédominant dans les nordistes positionnés par Ouattara partout où il estime qu’il faut favoriser un nordiste. Dans les 84% ainsi nommés, ces prénoms-là sont donc largement majoritaires (plus de 80% des 84%). Ce faisant, Ouattara livre notre pays aux étrangers, alors que la question de l’immigration dans notre pays n’a pas été réglée et que la question de la naturalisation des descendants des immigrants des années 60 et 70 est encore posée, Lui-même en faisant partie. Il prêche donc pour sa propre patrie et sa logique n’est donc pas destinée à satisfaire les nordistes ivoiriens qui sont ainsi des victimes évidentes de sa politique, puisque non seulement, ils n’en profitent pas réellement, mais pire, ils les opposent aux autres ethnies de la Côte d’Ivoire, les exposant ainsi à une retour de bâton, car le sentiment d’injustice qui animent déjà les populations des 60 autres ethnies devra être aussi réglé, « pour rattraper le rattrapage » dont elles auront été victimes durant les années Ouattara. Que faut-il donc espérer, de la stabilité future de la Côte d’Ivoire, de ses rapports futurs avec les pays environnant et de sa capacité à se construire une nation, à l’image des autres pays qui l’entourent et qui ne prennent aucune espèce de précautions pour appliquer une politique de « préférence nationale ou citoyenne » ? La Côte d’Ivoire n’est assurément pas sortie de l’auberge, car inévitablement, ces questions seront posées et le débat devra avoir lieu, à un moment ou à un autre, que cela plaise ou non. Car, aucun citoyen ne peut accepter de vivre à l’intérieur de son pays, sous la domination des autres. D’ailleurs, il vient d’annoncer la privatisation prochaine des banques détenues par l’état, et on est curieux de voir qui seront les adjudicataires (à propos, ces soutiens ont tous privatisés en partie ou en totalité les banques de leurs pays à la faveur de la crise économique de 2008 qui persiste !).

Ouattara ne fait d’ailleurs pas que nommer des étrangers à la tête de nos administrations, sociétés et autres responsabilités, car quand l’on voit les membres de son parti récemment élus aux législatives, on peut aussi y dénombrer une quantité très large de ces personnes usant de la confusion patronymique pour s’insérer dans notre société. Par ailleurs, sur le plan économique, non content d’aller distribuer tout aux français, de maintenir la dominance économique des libanais, Ouattara continue d’affaiblir la présence des Ivoiriens dans les différents secteurs et fait désormais la promotion des entreprises burkinabés dans l’accès aux marchés de l’état et des autres activités économiques de la Côte d’Ivoire. Ainsi, après un conseil des ministres conjoint au Burkina, Ouattara suscite l’arrivée d’une flopée d’entreprises de ce pays dans notre pays et favorise leur implantation solidement dans notre économie. Désormais, il faudra s’habituer à voir ces entreprises prospérer en Côte d’Ivoire, en compétition avec les françaises et les libanaises. Pourtant, lorsqu’on analyse les secteurs qui leur sont ouverts, on s’interroge sur l’incapacité des Ivoiriens à entreprendre. Sommes-nous si nuls et si incapables ? Que nous reste-t-il ou nous restera-t-il pour exister et nous épanouir ? La fonction publique, pour ce qu’il consentira à nous concéder ? A travailler pour les autres, assurément, comme de vulgaires salariés ? A sous-traiter auprès de ces « entrepreneurs plus capables et mieux dotés financièrement » ? A aller au champ ? Que non, d’ailleurs, sur ce dernier point, puisque notre agriculture et nos forêts sont en train d’être envahies par les populations burkinabés, et même les forêts qui jusqu’ici n’étaient pas encore exploitées, comme, celle, par hasard qui se trouvent aux limites sud du nord de la Côte d’Ivoire, dont nos populations septentrionales sont propriétaires, comme pour bien démentir que sa « politique pour les nordistes » est en réalité contre eux ! Allez demander aux populations du Bafing, dont les forêts, jusqu’ici préservées sont désormais exploitées par des burkinabés, qui y créent de « nouveaux villages voltaïques » Côte d’Ivoire. Toute la Côte d’Ivoire est désormais aux mains d’étrangers, sont l’exploitation des étrangers et sous le contrôle d’étrangers ! Que deviendrons-nous sous Ouattara ? Qu’adviendra-t-il de la structure de notre société et des bases de notre économie dans 3 ans, 5 ans, 10, si cela perdure et que cette politique est perpétuée suffisamment de temps pour prendre racine ? Pour qui travaille Ouattara et dans quels objectifs ?

Ce sont des questions dangereuses ? Diantre, pourquoi se voiler la face, face à l’implacable réalité de ce que nous observons depuis près d’un an maintenant ? Devons-nous avoir peur de dire et dénoncer, face à des faits si évidents et têtus ? Pour notre part, il paraît urgent et impérieux de le crier plus fort et plus haut, pour que cela s’arrête et rapidement, car sinon, la Côte d’Ivoire ne sera plus nôtre et cela, nous en serons tous responsables, car les faits se déroulant sous nos yeux, nous n’aurions pas réagi ! Nous serons perdus et notre pays avec ! Nos richesses ne nous serviront à rien et nos populations continueront à vivre dans la misère, malgré les savantes superficialités mises en avant par la démagogie et la communication. D’ailleurs, il faut se demander, par extension, combien d’entre nous auront encore la capacité de briguer le mandant présidentiel ? Le dernier qui a osé s’opposer à cette logique, croupis dans les geôles de la CPI pendant que tous les criminels qui nous ont conduits à cette soumission, roulent carrosses et mènent grands trains de vie, pillant allègrement notre pays, grâce à leurs protégés extérieurs qui nous exploitent !

En réalité, Ouattara n’a aucune intention de travailler pour notre pays, sinon, il privilégierait la compétence et l’élitisme par-dessus toutes autres logiques. Qu’est-ce qui prouve les nordistes sont les plus compétents du pays et les seuls capables d’aider à relever les nombreux défis auxquels la Côte d’Ivoire est confrontée ? Pourquoi ne les met-il pas en compétition, à travers des appels à candidatures pour les fonctions importantes, comme a eu le courage de le faire Laurent Gbagbo, même au prix des pires trahisons, mais pour les résultats que l’on sait ? Œuvre-t-il vraiment pour le développement de notre pays et le bien-être de nos populations ? Est-il capable de relever le défi de la transparence et de la bonne gouvernance, quand tout se fait dans un gré à gré systématique ? Est-ce pour cela, en réalité qu’il pousse tant de compétences en exil ou qu’il en met tant en prison ? Il y a tant de questions concernant la logique de Ouattara qu’il serait tentant de faire un voyage dans sa tête pour comprendre ce qu’il a en réalité contre notre pays pour lui faire subir tant de drames, d’humiliations, de destruction et de négation ! Un voyage qui n’aura rien d’initiatique pour ceux d’entre nous qui se battent contre lui depuis toujours et qui refuse de s’allier à sa logique, malgré les menaces et les drames qu’ils subissent ! Cependant, il est du devoir de ceux-ci d’interpeller les autres, cette minorité aveugle qui croit que le personnage est là pour elle et qui attend, trop consentante, pendant que l’évidence s’établit avec acuité et que tout démontre le contraire de leurs attentes et espoirs. Ouattara n’a pas fini de détruire notre pays et de nous soumettre et ce n’est certainement pas en contrôlant les rouages du pouvoir exécutif qu’il va s’arrêter ! Continuons ainsi, et nous n’aurons bientôt que nos yeux pour pleurer, assis sur notre honte et galvaudant notre dignité. On n’a vu cela nulle part ailleurs dans l’histoire de l’humanité et face à chaque tentative de ce type, le peuple local s’est levé comme un seul homme pour opposer une farouche résistance et rejeter immédiatement l’envahissement ! Sauf en Côte d’Ivoire ! Pour l’instant ! Une chose reste certaine, si évolution il en ressort de son passage à la tête de notre pays, bien malgré nous, ce n’est pas de développement qu’il s’agira et, notre pays ne sera pas un pays émergeant, comme il le prétend avec démagogie, car un pays qui émerge vers le développement ne peut consentir de se départir de la maîtrise de son destin, maîtrise économique, maîtrise sociopolitique, maîtrise culturelle et maîtrise militaro-sécuritaire. Tout le contraire de ce que Ouattara produit depuis un an et qu’il continuera à produire devant nos yeux si nous continuons ainsi. Car, à tout le moins, arrachons le droit d’exprimer nos avis, nos opinions, nos refus, nos contestations et nos rejets de ses projets et de sa logique, pour lui imposer d’agir pour nous et par nous ! A tous le moins !


Source:Ocnus.net 2012

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