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Les rebelles défaits prêts au dialogue
By Afrique-centrale 9/5/08
May 9, 2008 - 3:32:54 PM
Le Parti de
libération du peuple hutu (Palipehutu) est la branche politique des FNL.
Le porte-parole avait annoncé mercredi la venue "bientôt" à Bujumbura
d'une délégation des FNL.
A leur retour, les rebelles doivent reprendre la mise en oeuvre de l'accord de
cessez-le-feu signé en septembre 2006 entre les FNL et le gouvernement, qui est
dans l'impasse.
Le Burundi peine en effet à sortir d'une guerre civile commencée en 1993 et qui
a fait 300.000 morts.
L'annonce de la venue des rebelles est le premier maigre signe d'espoir depuis
des semaines au Burundi.
La récente reprise des hostilités, consécutive au déclenchement d'une offensive
par les FNL le 17 avril sur Bujumbura et dans l'ouest du pays, a ravivé le
spectre de la guerre parmi la population et fait s'éloigner d'autant une paix
durable.
Les déclarations de M. Habimana interviennent après l'annonce mercredi soir par
l'armée de la mort d'une cinquantaine de combattants des FNL et de la capture
de 31 autres, au cours d'affrontements qui se sont déroulés mercredi à Kabezi,
à environ 20 km au sud de la capitale burundaise.
Commentant cette opération, M. Habimana a estimé que "l'armée ne devrait
pas s'en réjouir d'autant qu'aujourd'hui tout le monde (...) est en train de
chercher à relancer le processus de paix".
"Ce sont les FNL qui ont commencé les hostilités, c'est à eux de les arrêter",
a répliqué jeudi le porte-parole de l'armée burundaise, le lieutenant-colonel
Adolphe Manirakiza.
"L'objectif de sécuriser la capitale a été amplement atteint car il n'y a
plus de positions FNL autour de Bujumbura (...) et les FNL sont affaiblis quoique
ils gardent un certain degré de nuisance", a-t-il ajouté.
Plus de 200 "collaborateurs" présumés des FNL ont été arrêtés depuis
le 17 avril, et sont détenus illégalement, a déclaré à l'AFP jeudi Pierre
Claver Mbonimpa, président de l'Association burundaise pour la protection des
droits des prisonniers et des droits humains (Aprodeh).
"Ce sont des civils qui ont été arrêtés alors qu'ils ne portaient aucune
arme, sans aucun mandat (...)", a-t-il dénoncé.
De son côté, le directeur général de la Police nationale du Burundi (PNB), le
général Fabien Ndayishimiye, a déclaré que ces personnes arrêtées étaient
"des gens qui ravitaillent les combattants rebelles, qui sont chargés de
la collecte de fonds pour les FNL, de nouvelles recrues".
Les Nations unies ont par ailleurs placé les provinces de Bujumbura rural et de
Bubanza (les deux principaux fiefs des FNL) en phase 4 (sur une échelle de 5),
"étant donné la dégradation de la situation sécuritaire" dans ces
zones, a annoncé jeudi le porte-parole du Burueau intégré de l'ONU au Burundi
(Binub), Amadou Ousmane.
"Cela signifie que seules les opérations humanitaires d'urgence sont
autorisées pour le personnel des Nations unies dans ces provinces (...), le
personnel onusien ne peut se rendre dans une zone en phase 4 que muni d'un
gilet pare-balles et dans un véhicule blindé", a-t-il expliqué.
En février, les Nations unies avaient fait passer tout le pays de la phase 2 à
la phase 3 en raison de "l'insécurité persistante" à l'époque.
Source: Ocnus.net 2008