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Letzeburger Am Gericht
By Investigateur 9/5/08
May 9, 2008 - 3:31:00 PM

L’épilogue des injures de Juncker envers 100 000 Luxembourgeois « méprisables » et de la lâcheté de la Chambre des députés soumise

Jean-Claude Juncker a parfois des réactions que les uns, les indulgents, qualifieront de légèrement excessives et parfois irréfléchies et que les autres, les critiques, estimeront plutôt stupides, extrémistes et également puériles. C’est dans cette catégorie que tombent sans aucun doute les vociférations insolentes et injurieuses du Premier ministre luxembourgeois contre les journaux du Groupe de Presse Nicolas et les lecteurs de ces derniers que le parfois exécrable chef du gouvernement luxembourgeois qualifia de « méprisants » et de « dégoûtant ». Au nom des largement plus de 100 000 lecteurs de la presse tabloïd au Grand-duché, l’éditeur de « Lëtzebuerg Privat », de « Promi Lëtzebuerg » et de « L’investigateur », avait chargé dans une première phase qu’il espérait être la dernière, un avocat pour se plaindre de Juncker devant qui de droit. En estimant que tout résident luxembourgeois est égal à tout autre devant la loi. Que s’il est justifié d’attaquer des journalistes ou éditeurs pour injure dans leurs médias, il doit en être de même quand un homme politique dérape.

Bon, un Premier ministre n’est peut être pas le premier venu et il ne peut donc pas être aussi simplement poursuivi qu’un journaliste par exemple. Mais la Constitution luxembourgeoise, l’ossature de notre Etat, prévoit une procédure à cet effet : c’est à la Chambre, sur sollicitation du plaignant, de régler ce genre d’affaire. Et cette Chambre, dominée par le CSV de Juncker et son partenaire de coalition socialiste, a tout simplement décidé de ne pas donner suite aux injures de Juncker contre les lecteurs des journaux cités ci-dessus. Ceci en première et en dernière instance. Tous les (rares) moyens luxembourgeois du citoyen luxembourgeois désireux d’obtenir au moins que son droit d’être entendu soit… entendu, étant épuisés par ce refus, il ne restait plus que la voie de la Cour européenne de Strasbourg. Celle des droits de l’homme. Et du justiciable. Des droits une nouvelle fois piétinés par l’Etat-CSV au Luxembourg.

Et voilà que malgré lui, « L’investigateur » et ses confrères du même Groupe de presse se voient dans l’obligation de traduire Juncker et le gouvernement luxembourgeois devant cette instance européenne et supranationale pour voir respectés leurs droits. Ce qui, évidemment, fait très mauvais effet au moment où l’Europe se cherche un premier président et où les chances de Juncker d’y arriver s’amenuisent, suivant ses propres paroles sur les ondes de RTL le 2 mai, à chaque instant.

Croyez-nous en : nous préférions ne pas gâcher la carrière européenne de Juncker, car elle l’éloignerait enfin de ce pays dominé par le CSV et elle permettrait de diminuer quelque peu le rôle de ce parti de droite. Et de remettre le pays sur les rails de la transparence et du non-népotisme. Mais voilà ! Il y va également du droit. Et le droit, c’est sacré, dans tous les sens du mot.

 



Source: Ocnus.net 2008