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Editorial Last Updated: Nov 3, 2019 - 1:21:27 PM


Mort de Pierre-Victor Mpoyo, artiste de talent et ancien ministre
By LeSoft, 27/04/2015
Nov 2, 2019 - 1:50:59 PM

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Pierre-Victor Mpoyo dit Mpoy s’est éteint à Kinshasa en fin de semaine. Après des soins à l’étranger (à Paris et à La Havane), il a regagné le pays, ses médecins ayant estimé que le pronostic vital était engagé. Ami de nombreux grands de ce monde (Fidel Castro, Nelson Mandela, Sekou Touré, Yasser Arafat, Obasanjo, Robert Mugabe, Agostinho Neto), Mpoy est né le 13 mai 1934 à Lubumbashi. Il avait 71 ans et souffrait depuis plusieurs années de la maladie de Parkinson. Il a cotôyé tous les palais présidentiels «progressistes». Ses biographes lui reconnaîtront une immense fortune acquise grâce à une œuvre plastique de grande qualité mais que les longs soins à l’étranger paraissent avoir épuisée. Formé au Congo belge, puis à l’Académie des Beaux-Arts de Florence en Italie (Académie du dessin de Florence), Pierre-Victor Mpoyo a longtemps été davantage fasciné par l’art, et accessoirement par l’astrophysique, que par la politique qu’il paraît avoir embrassée par accident avec la prise du pouvoir par l’Afdl qui chassa Mobutu, son ennemi juré.

Des années 1960 à 1980, installé à Saint-Paul-de-Vence, une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, il y fréquente les plus grands maîtres des arts et des lettres de l’époque comme Picasso, Cocteau, Salvador Dalí, Chagall et Benno Geiger, peintre classique italien et bien d’autres. Un voisin de l’époque - Pietro Annigoni - célèbre portraitiste de la reine d’Angleterre et du shah d’Iran, se moquant de ses amis peintres modernes, dira de lui: «Vous pouvez clamer que vous êtes un peintre moderne».

Pendant cette même période il expose dans les plus prestigieuses galeries d’art contemporain du monde. Précurseur des artistes contemporains du continent noir, âgé de 35 ans, il sera le premier Africain à participer à la Biennale de Venise en 1968 et en qualité d’invité d’honneur, partageant ce privilège avec le grand peintre mexicain Rufino Tamayo, âgé lui de 69 ans.

Trois ans plus tôt, à l’occasion de la Biennale de Paris en 1965, il était déjà l’unique représentant de l’Afrique et l’invité d’André Malraux, ministre de la Culture de l’époque. Toujours en 1965, il exposera au Japon, à l’occasion d’une exposition consacrée à Toutânkhamon organisée par la NHK, télévision japonaise.

Homme d’affaires à succès, notamment dans le pétrole et l’aviation, il sillonne la Terre et côtoie un grand nombre de chefs d’État et de leaders de ce monde. En 1997, aux côtés de Laurent-Désiré Kabila, ses biographes le passent pour le principal artisan financier et logistique de la chute du régime du maréchal Mobutu, dont il fut un inlassable opposant. C’est tout naturellement qu’à la prise de pouvoir par le Mzee LDK, il est ministre d’État chargé de l’Économie, de l’Industrie et du Commerce extérieur dans le premier gouvernement avant de passer au Pétrole tout en gardant son titre de ministre d’Etat. A l’avènement du fils Kabila, Joseph, après l’assassinat du père, Mpoyo est nommé ministre d’État mais quitte peu à peu de la scène.

SON STYLE, LA LIGNE CONTINUE.
Inspirée de la philosophie bantoue: «L’être naît et continue de vivre spirituellement même après sa mort; un exemple: le culte des ancêtres», c e grand artiste-peintre a élaboré une technique qui lui est propre: La Ligne Continue. Elle consiste à exécuter un dessin complet avec un trait ininterrompu qui s’achève par sa signature «MPOY». Et après, il équilibre son tableau en y ajoutant des couleurs qui se marient sans gêne avec le dessin. L’inspiration est libre: sujets africains ou non. Pierre-Victor Mpoyo avoue avoir pour muse les boxeurs et le Noble Art qu’il a lui-même pratiqué dans sa jeunesse. Ainsi, en qualité d’amateur de boxe et grand admirateur du style de boxe de Nelson Mandela, il se rencontreront en 1952 et se lieront d’amitié jusqu’à sa mort.

Chercheur en traditions africaines, il est toujours resté très combatif dans son métier afin de contribuer à la réhabilitation de l’Homme Noir dans le monde culturel international.

On remarquere dans ses œuvres que les sujets sont toujours divers: on y retrouve les sports, les mythes de l’Afrique Centrale, les passages et les natures mortes. Dans tous les tableaux, la Ligne Continue est d’une importance capitale. Même les sujets internationaux sont traités avec l’âme africaine. La Chaotique, l’Afrique et l’Univers, la Mère et ses Enfants, le Penseur, la Décomposition du mouvement, la Création du monde, les nus au soleil, etc… sont parmi les œuvres imprégnées d’une philosophie Bantoue qui ne fait que confirmer l’existence de l’Homme africain dans l’Univers de la Culture.

L’artiste croyait en la richesse artistique de l’Afrique et pense que c’est l’Afrique qui prendra la tête dans l’Art plastique pour les années à venir: «Nous Africains sommes fiers de notre patrimoine et espérons rendre plus dynamique les formes traditionnelles de nos arts existants. L’Europe ferait preuve de sagesse si elle engageait un dialogue culturel avec l’Afrique afin d’y trouver le souffle qui lui manque pour repartir vers un nouvel horizon pictural plus artistique».

Prolifique, Pierre-Victor Mpoyo laisse plus de 3000 œuvres parmi lesquelles

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Source:Ocnus.net 2019

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